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Ce guide recense les métiers de l’agriculture qui recrutent actuellement en France. Il présente les volumes de recrutement, les compétences attendues, les rémunérations et les voies d’accès afin de vous aider à repérer les opportunités adaptées à votre profil, débutant ou en reconversion. Pour consulter les offres recensées par le ministère de l’Agriculture, découvrez les métiers de l’agriculture qui recrutent. Le ministère signale notamment 10 000 postes non pourvus dans les industries agroalimentaires.
Les métiers agricoles qui recrutent en France
L’agriculture est le deuxième employeur de France : elle propose plus de 64 000 postes permanents ou saisonniers et génère environ 7 000 offres d’emploi chaque année. Près de 193 000 embauches sont prévues en 2026. Avec plus d’une centaine de professions, le secteur agricole offre des débouchés à tous les niveaux de qualification.

Les cultures et récoltes en agriculture
Les viticulteurs et les arboriculteurs concentrent le plus grand volume de recrutement : 83 880 projets sont recensés, dont 95,2 % correspondent à des emplois saisonniers. Ils illustrent les nouveaux métiers de l’agriculture qui recrutent, transformés par la mécanisation et les exigences environnementales. Pour connaître les conditions d’accès, consultez les métiers agricoles qui recrutent en intérim auprès d’agences spécialisées.
- Viticulteur : 83 880 projets de recrutement, avec une très forte saisonnalité (95,2 %) et un taux de difficulté de 32,7 %. Le métier reste accessible avec un CAP vigne et vin.
- Agriculteur polyvalent : 82 010 projets, dont 83 % saisonniers. Le profil d’ouvrier agricole polyvalent est très recherché en intérim, sans diplôme formel obligatoire.
- Maraîcher et horticulteur : 23 450 projets de recrutement, avec un taux de difficulté de 49 %. Un horticulteur peut accéder au poste grâce à un CQP obtenu en moins d’un an.
- Agent arboricole et pépiniériste : ces métiers techniques sont particulièrement recherchés en intérim lors des périodes de taille, de greffe et de récolte dans les exploitations fruitières.
Dans les cultures, le taux de difficulté de recrutement varie de 32,7 % à 49 %. Le taux de difficulté dépasse ainsi 30 % pour tous ces métiers. Les exploitations cherchent des profils rapidement opérationnels et souhaitent les fidéliser, d’autant qu’une sur deux devrait être à céder au cours de la prochaine décennie.
| Métier | Projets de recrutement | Part saisonnière | Taux de difficulté |
| Viticulteur / arboricole | 83 880 | 95,2 % | 32,7 % |
| Agriculteur | 82 010 | 83,0 % | 40,8 % |
| Maraîcher / horticulteur | 23 450 | 86,1 % | 49,0 % |
| Éleveur | 7 090 | 46,3 % | 49,6 % |
| Conducteur d’engins agricoles | 5 300 | 65,5 % | 47,4 % |
Les métiers agricoles de l’élevage
Parmi les secteurs professionnels qui recrutent en agriculture, l’élevage occupe une place particulière. L’élevage se distingue par une saisonnalité nettement plus faible que les cultures, ce qui favorise les contrats permanents. Les postes permanents y sont donc plus nombreux que dans les cultures. L’employé d’élevage, le responsable d’élevage agricole et l’inséminateur sont recherchés dans les exploitations laitières et bovines.
- Employé d’élevage : accessible sans diplôme, ce poste consiste principalement à assurer les soins quotidiens aux animaux. Il est très demandé dans les exploitations laitières à flux tendu.
- Responsable d’élevage agricole : une expérience confirmée et, de préférence, une formation en production animale sont nécessaires. Ce professionnel encadre une équipe et optimise les performances zootechniques.
- Apiculteur : ce métier spécialisé, marqué par une forte saisonnalité, est accessible grâce à des formations spécifiques courtes. Les recrutements en intérim augmentent pendant les périodes de miellée et de transhumance.
- Contrôleur de performances : ce profil technique intervient dans les élevages bovins et porcins pour évaluer la qualité génétique et productive des cheptels.
L’éleveur fait face à une pénurie structurelle de main-d’œuvre : 43 % des exploitants ont plus de 55 ans, et six agriculteurs sur dix atteindront l’âge de la retraite dans les dix prochaines années.
Le conducteur d’engins agricoles recherché
Le conducteur d’engins agricoles représente 5 300 projets de recrutement et affiche un taux de difficulté de 47,4 %. Aucun diplôme formel n’est indispensable, mais une pratique solide de la conduite de machines agricoles est attendue. Le tractoriste et le conducteur d’engins de chantier en agroéquipement sont particulièrement recherchés en intérim pendant les grandes périodes de travaux. Pour comparer les rémunérations et les conditions de mission, consultez les métiers de l’agriculture en intérim qui recrutent le plus.
Le taux horaire minimum en intérim agricole s’établit à 12,02 € brut, conformément au SMIC légal 2026. Une mission de récolte de 280 heures génère plus de 4 000 € brut, dont plus de 700 € d’indemnités compensatrices (IFM + ICCP). La rémunération comprend systématiquement 10 % d’indemnité de fin de mission et 10 % d’indemnité compensatrice de congés payés.
Les débouchés dans l’agroalimentaire
Le secteur agroalimentaire prolonge les filières agricoles en aval et compte à lui seul 10 000 postes non pourvus, selon le ministère de l’Agriculture. Une technicienne agroalimentaire perçoit un salaire médian d’environ 27 000 € par an, soit 2 250 € bruts par mois. Le taux d’insertion des jeunes diplômés de l’enseignement agricole atteint 86 % dans les deux ans suivant l’obtention du diplôme.
Le conseiller agricole, l’agricultrice en reconversion vers la transformation et le sylviculteur en filière bois-forêt bénéficient également de cette dynamique. L’ANEFA centralise les offres régionales et permet de créer des alertes personnalisées pour recevoir chaque offre d’emploi agricole adaptée à votre profil. Le chef d’exploitation agricole peut aussi y déposer ses besoins afin de pourvoir ses postes en 24 à 72 heures lors des pics d’activité.
Foire aux questions
Quels sont les métiers agricoles qui recrutent le plus en France actuellement ?
Les viticulteurs et les arboriculteurs arrivent en tête, avec 83 880 projets de recrutement. Viennent ensuite les agriculteurs polyvalents, avec 82 010 projets, puis les maraîchers-horticulteurs, avec 23 450 projets. En intérim, les profils les plus demandés sont l’ouvrier agricole polyvalent, le tractoriste et l’employé d’élevage. En 2026, le secteur prévoyait près de 193 000 embauches, dont 39 % étaient considérées comme difficiles à pourvoir par les employeurs.
Quels sont les nouveaux métiers de l’agriculture qui recrutent aujourd’hui ?
Au-delà des profils traditionnels, les exploitations recherchent des conducteurs d’engins capables d’utiliser les technologies de guidage par satellite, ainsi que des techniciens en agroéquipement aptes à entretenir des machines connectées. Les agents en aquaculture et en apiculture sont également recherchés. Le conseiller agricole spécialisé dans la transition agroécologique bénéficie, lui aussi, d’une demande soutenue. Ces métiers associent expérience de terrain et compétences techniques ; ils sont souvent accessibles grâce à des formations spécifiques courtes ou à la validation des acquis de l’expérience (VAE).
Quels sont les métiers agricoles accessibles sans diplôme ?
De nombreux postes ne requièrent pas de diplôme formel. C’est notamment le cas de l’ouvrier agricole polyvalent, du tractoriste, du conducteur d’engins agricoles et du maraîcher, qui peuvent débuter sur la base d’une expérience pratique. Un employé d’élevage peut aussi être recruté directement, puis formé sur site. Pour les personnes en reconversion, la VAE apporte une reconnaissance officielle des compétences acquises. Le caractère saisonnier de nombreux postes facilite une intégration progressive, notamment par l’intérim agricole.
Quel est le salaire d’un travailleur agricole en intérim en France ?
Le taux horaire minimum en intérim agricole est de 12,02 € brut, soit le SMIC légal 2026. Pour une semaine de 35 heures, la rémunération brute atteint 509,05 €, soit environ 391,96 € net. Une mission mensuelle standard de 154 heures génère 2 239,81 € bruts, pour environ 1 724,65 € nets. Une longue mission de récolte de 280 heures dépasse 4 000 € bruts et comprend plus de 700 € d’indemnités, pour un net estimé à environ 3 080 €.
Comment trouver un emploi agricole rapidement en France ?
La démarche la plus directe consiste à déposer son profil auprès de l’ANEFA, qui centralise les annonces régionales au moyen de formulaires accessibles en ligne. Il est également possible de configurer des alertes quotidiennes. Une agence spécialisée dans le recrutement en intérim agricole peut accélérer l’accès à l’emploi : lors des pics d’activité, le délai de prise de poste s’établit entre 24 et 72 heures. En dehors des périodes de forte demande, comptez généralement deux à trois semaines entre la signature du contrat et le premier jour de mission.
