Sommaire
- Calculer le salaire mensuel en intérim : méthode complète
- Simulation salaire intérim : choisir entre un contrat de travail à 35 h ou 39 h
- Quel salaire pour 1 mois de contrat d’intérim : de l’horaire brut au versement final
- Différence de salaire entre intérim et CDI : les ressorts d’une rémunération plus élevée
- Foire aux questions
Nous détaillons ici chaque étape du calcul de la paie : de la rémunération brute au salaire net d’un intérimaire, en passant par les primes obligatoires et les indemnités versées à la fin de mission.
Calculer le salaire mensuel en intérim : méthode complète
Le calcul du salaire en intérim suit une logique simple : assembler le salaire de base, puis y ajouter les suppléments légaux. Avant de signer votre contrat de travail, vous pouvez déjà estimer votre rémunération brute grâce à notre page dédiée : calcul salaire intérim.

Les composantes obligatoires de la rémunération
- Salaire de base : taux horaire brut × nombre d’heures travaillées.
- Indemnité de fin de mission (IFM) : 10 % du salaire de base, versée à la fin du contrat.
- Indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) : 10 % du total (salaire de base + IFM) pour couvrir les congés payés non pris.
- Primes et majorations : prime de rendement, de nuit ou de risque, s’ajoutant au salaire brut total avant le calcul de l’IFM et de l’ICCP.
En pratique, l’IFM et l’ICCP ajoutent près de 20 % au-dessus du salaire de base (un avantage absent d’un CDI classique).
Du salaire brut total au net : quelles cotisations ?
Une fois la rémunération brute établie, les cotisations sociales s’élèvent à environ 23 %. Elles financent les prestations de droit commun (assurance maladie, retraite, chômage). Le résultat constitue le salaire net, avant prélèvement à la source.
Exemple de calcul pas à pas
Supposons un taux horaire brut au SMIC 2026 : 12,02 €. Pour une base de 154 heures travaillées, voici le détail du calcul :
Salaire de base : 1 851,08 €
Indemnité de fin / IFM : 185,11 €
ICCP : 203,62 €
Salaire brut total : 2 239,81 €
Cotisations (23 %) : -515,16 €
Salaire net d’un intérimaire : 1 724,65 €
Sur une mission courte de 35 heures, la logique reste identique : un salaire de base de 420,70 € génère une rémunération brute globale de 509,05 €, soit un net d’environ 391,96 €.
Simulation salaire intérim : choisir entre un contrat de travail à 35 h ou 39 h
Moins d’heures se traduisent par moins de majorations; plus d’heures augmentent les primes et la rémunération. Nous reprenons ici la configuration la plus courante (le SMIC 2026 fixé à 12,02 €/h) pour illustrer, à cadre légal constant, les écarts réels de salaire brut, de rémunération totale brute et de net.

Le salaire intérim 35 h net : la référence minimale
Avec 35 h hebdomadaires (151,67 h par mois), le salaire de base brut atteint 1 823,31 €. L’IFM de 10 % ajoute 182,33 €, l’ICCP de 10 % ajoute 200,56 €. Le salaire brut total (appelé aussi rémunération totale brute) grimpe donc à 2 206,20 €.
Après les 23 % de cotisations usuelles, on obtient un salaire intérim 35h net proche de 1 640 €. À cette somme peut s’ajouter toute prime versée par l’entreprise utilisatrice, ainsi que des indemnités spécifiques (panier-repas, transport, outillage) prévues dans le contrat ou par la convention collective.
Le salaire intérim 39 h net : effet direct des heures supplémentaires
Passer à 39 h génère 169 h mensuelles, dont 17,33 h rémunérées avec une majoration de 25 %. Premier impact : le salaire de base brut monte à près de 2 068 €. En appliquant ensuite l’IFM et l’ICCP, la rémunération totale brute approche 2 502 €, pour un salaire intérim 39h net compris entre 1 800 € et 1 900 €.
Les secteurs du BTP ou de l’industrie valorisent encore ces montants via des primes de panier, de trajet ou d’astreinte : chaque avantage est inscrit au contrat de travail temporaire et apparaît sur la fiche de paie.
| Configuration | Heures mensuelles | Salaire de base brut | Salaire brut total (+ IFM + ICCP) | Net estimé |
| 35 h / semaine | 151,67 h | 1 823,31 € | ≈ 2 206 € | ≈ 1 640 € |
| 39 h / semaine | 169 h (dont 17,33 h suppl. +25 %) | ≈ 2 068 € | ≈ 2 502 € | ≈ 1 850 € |
Ces chiffres restent indicatifs : négocier un taux horaire supérieur au SMIC rehausse mécaniquement chaque ligne, y compris les heures supplémentaires, les indemnités et donc la rémunération globale affichée sur le contrat de travail.
Quel salaire pour 1 mois de contrat d’intérim : de l’horaire brut au versement final
Vous êtes intérimaire, 151,67 heures inscrites au planning. Avant même de parler de primes ou d’indemnités, le contrat intérim salaire minimum s’aligne sur le SMIC 2026 : 12,02 € brut de l’heure. C’est la base légale : l’entreprise utilisatrice ne peut descendre en dessous.

1. Intérim brut : combien sur le papier ?
- Salaire de base : 151,67 h × 12,02 € = 1 823 € bruts.
- Indemnité de fin de mission (IFM) + congés payés (ICCP) : + 20 % environ, soit 380 à 416 €.
- Primes (nuit, dimanche, risques), titres-restaurant, indemnités de déplacement : variables, fixées par accord ou usage dans l’entreprise utilisatrice.
Total intérim brut pour 1 mois : entre 2 114 € et 2 240 €, hors compléments.
2. Du brut au net : quel salaire moyen en intérim ?
Après 23 % de charges salariales, le net avant impôt oscille entre 1 628 € et 1 724 €. Les primes suivent la même décote : rien n’est « net » d’office en intérim.
3. Versement et paie : qui paie quoi, quand ?
L’agence de travail temporaire reste l’employeur officiel : elle émet le bulletin de paie, assure la paie et garantit le versement. La loi impose au moins deux virements mensuels, soit 16 jours maximum entre deux règlements, sauf accord d’acompte différent.
En fin de mission, l’IFM apparaît ligne à ligne. L’indemnité de fin représente 10 % du salaire brut hors congés; elle disparaît en cas de faute grave, de rupture à l’initiative de l’intérimaire ou d’embauche immédiate en CDI.
4. Gérer le cash-flow : acompte, CET et autres options
Un acompte (70 à 80 % du net estimé) reste possible à tout moment. Nombre d’agences offrent un Compte Épargne Temps : l’intérimaire place IFM, ICCP ou prime annuelle et récupère un rendement supérieur au livret A : le taux servi dépasse généralement le livret A réglementé (3,5 % en 2026).
Pour aller plus loin, le guide officiel récapitule droits et obligations : salaire intérim.
Différence de salaire entre intérim et CDI : les ressorts d’une rémunération plus élevée
Le CDI est souvent présenté comme le contrat idéal pour sa stabilité. Pourtant, à taux horaire identique, la rémunération brute qu’un intérimaire peut percevoir sur un contrat de travail temporaire dépasse régulièrement celle d’un salarié permanent. La mécanique est simple : l’intérimaire touche plusieurs compléments obligatoires (inexistants en CDI) qui gonflent immédiatement le salaire brut versé en fin de mission.
Les deux leviers structurels du contrat de travail temporaire
La différence de salaire entre intérim et CDI s’explique d’abord par deux indemnités obligatoires : l’IFM et l’ICCP, détaillées ci-dessous.
- IFM (10 % du salaire brut) : elle compense la précarité du contrat. Aucun salarié en CDI ne la reçoit, ce qui crée d’emblée un écart favorable à l’intérimaire.
- ICCP (10 % du salaire brut + IFM) : elle rémunère les congés payés non pris. Le salarié permanent prend ses congés; l’intérimaire, lui, les encaisse.
- Même taux horaire garanti : l’entreprise utilisatrice doit appliquer le même horaire et la même grille de salaire qu’à ses permanents affectés au poste équivalent.
- Primes alignées : prime de risque, prime de froid, 13 e mois, tickets restaurant. Dans la plupart des accords, l’intérimaire y accède aux mêmes conditions que le salarié en CDI.
Résultat : à contrat égal, la rémunération brute totale grimpe d’environ 20 %. Sur certains métiers pénuriques, l’écart est encore plus net : un soudeur peut viser de 2 200 à 3 000 € mensuels, un grutier de 2 500 à 3 200 €. En début de carrière, ce différentiel dépasse fréquemment les salaires proposés en CDI.
Où et comment optimiser votre rémunération ?
Les secteurs intérim les mieux rémunérés restent ceux où la demande excède largement l’offre : BTP, industrie, logistique, transport, santé. Les profils qualifiés y négocient des taux horaires sensiblement au-dessus du SMIC. Le panorama des métiers intérim rémunérés confirme la tendance : technico-commercial (> 3 500 €), infirmier (environ 2 580 € bruts) ou chauffeur SPL (de 2 000 à 2 800 €) figurent en tête.
- Obtenir des habilitations spécifiques : CACES, habilitation électrique ou permis SPL. Chaque certification valorise le taux horaire et réduit les périodes d’attente entre deux contrats.
- Accepter des horaires décalés (travail de nuit, le week-end ou les jours fériés) : les majorations associées (de 15 à 25 %) s’intègrent à la base de calcul des indemnités, ce qui augmente mécaniquement la rémunération globale.
- Cibler les secteurs en tension : le transport (16,6 % des missions prévues en 2026), les services administratifs (16,4 %) et le BTP (13,5 %) concentrent actuellement les meilleures opportunités.
- Raisonner en package global : taux horaire, primes, indemnités et durée de la mission. Cette vision d’ensemble évite de rejeter une offre dont le seul salaire de base paraît modeste.
Un point de vigilance : les intérimaires restent 1,8 fois plus exposés aux accidents du travail que les salariés permanents. Nous constatons qu’investir dans des formations certifiantes améliore simultanément la sécurité, l’employabilité et la rémunération brute finale.
Bien négocié, un contrat de travail en intérim peut offrir une rémunération nette supérieure à celle d’un CDI en cumulant primes et indemnités, tout en laissant la possibilité d’enchaîner sur d’autres missions.
Foire aux questions
Quel est le salaire net d’un intérimaire pour un mois à temps plein ?
En 2026, le SMIC s’établit à 12,02 € de l’heure. Sur la base légale de 151,67 heures, le salaire brut total atteint donc 1 824 € environ. L’intérim ajoute ensuite l’indemnité de fin de mission (IFM) et l’ICCP, soit près de 20 % de prime cumulée, ce qui porte la rémunération brute autour de 2 114 € à 2 240 €. Après 23 % de cotisations, le salaire net d’un intérimaire se situe entre 1 628 € et 1 724 €, avant prélèvement à la source.
Gagne-t-on plus en intérim qu’en CDI ?
À taux horaire égal, oui. La rémunération brute en intérim intègre une indemnité de fin (10 % du salaire brut) puis une ICCP calculée sur l’ensemble : encore 10 %. Ce supplément compense la précarité du contrat et tombe à chaque fin de mission. Résultat : environ 20 % de plus que le salarié en CDI à poste identique. Dans certains métiers en pénurie (BTP, industrie, santé), le différentiel grimpe, car les entreprises utilisatrices rehaussent aussi le salaire brut ou ajoutent une prime ciblée.
Comment s’organisent le versement du salaire et de l’IFM ?
L’agence d’intérim (employeur juridique) règle la rémunération au moins deux fois par mois, ces versements n’étant jamais espacés de plus de seize jours. Le versement repose sur le relevé d’heures validé par l’entreprise utilisatrice. À la clôture administrative du contrat de mission, elle ajoute automatiquement l’indemnité de fin de mission (IFM) et l’ICCP, sauf exceptions légales (faute grave, contrat saisonnier ou embauche directe en CDI). L’intérimaire peut également demander un acompte avant la fin de mission.
